Kamerhe pourrait-il encore confirmer ceci : "Pourquoi j'ai choisi Joseph Kabila" ...

Pourquoi j'ai choisi Joseph Kabila

 (Extrait du livre de V.Kamerhe sur la formation de Joseph)

La jeunesse et la formation d'un Chef 

Néanmoins, nous savons que Joseph Kabila Kabange est né à Fizi, le 04 juin 1971, de Laurent-Désiré Kabila et de maman Sifa Mahanya. Fils jumeau d'un maquisard recherché, il a une jumelle, Jeannette Kabila. Sa vie fut couverte d'une profonde discrétion pour des raisons que l'on peut comprendre, Mobutu n'épargnant personne lui ayant opposé une lutte armée.

 

N'empêche il est temps de donner quelques détails, une fois pour toutes, pour mettre fin aux spéculations maladives qui s'évaporent dans le ciel congolais.

 

S'agissant de son parcours scolaires et académique, le Président Joseph Kabila a commencé ses études primaires dans le maquis de Fizi et va les terminer à l'école française de Dar-es-Salaam. Il a entamé et terminé dans la même ville ses études secondaires où il a obtenu l'équivalent du diplôme d'état congolais.

 

Sans doute il aurait dû comme tout jeune, immédiatement continuer sa formation universitaire, mais c'était sans compter avec la révolution dont les fondements philosophiques pour l'action future avaient déjà commencé en Tanzanie par une formation militaire.

 

L'histoire nous apprend d'ailleurs qu'il suivra son père dans le combat contre le régime Mobutu pendant que sa jumelle Jeannette va étudier à l'Université de Makerere, en Ouganda pendant deux ans d'abord et ensuite à l'Université de Windhoek où elle obtient une licence en Communication. Il sied de noter que Joseph Kabila, lui-même, était inscrit à l'Université de Makerere avant d'aller rejoindre M'Zee dans la guerre de libération du Congo. 

 

Ne voulant pas rester en marge du monde et des mutations technologiques actuelles, et ce, après la victoire finale des Forces de l'Alliance sur le régime MPR. Kabila Kabange a parfait sa formation d'officier à l'Université de la Défense Nationale de Pékin.

 

Soucieux d'offrir le meilleur de lui-même dans l'accomplissement de sa tâche importante, le Président Joseph Kabila s'est inscrit au Washington International University pour des cours par correspondance, cours qu'il a brillamment assumés. Il a reçu le titre de « Bachelor of Arts in International studies and diplomacy » 

 

Pour l'authentification de ce document, deux avenants y sont annexés.

 

Joseph Kabila a fait tout cela en silence pour qu'il puisse lui-même augmenter sa vision des hommes du monde dans l'humble but de servir. Il refuse le culte du diplôme et pense que l'intelligence d'un homme se mesure par sa capacité d'apporter des solutions aux problèmes multiples qui se posent à sa société et non par l'accumulation de diplômes.

 

Son action personnelle dans le domaine de la paix et sa perspicacité politique lui ont valu un diplôme d'honneur n° 67 de la Hankuk University of Foreign Studies. Sous la plume de Sung Joon Yoo, PH.d, on peut lire le texte suivant :« cette personnalité a donné des contributions significatives au processus de paix, il a favorisé le développement social et économique de son pays, il a contribué à l'enrichissement des relations bilatérales entre la République de Corée du Sud et la République Démocratique du Congo en promouvant la réconciliation et la coopération en Corée. En reconnaissance de ce accomplissement et avec l'aval du Comité de l'Institut Supérieur, nous lui décernons un diplôme de Docteur en Sciences Politiques » 

 

C'est exactement le même diplôme qui a été décerné à Son Excellence Sam Nujoma, ancien Président de la Namibie, avec le titre de Docteur qu'il a porté tout au long de son mandat à la tête de la République Namibienne.

 

Il faut le dire sans ambages : d'une manière générale toute la polémique entretenue par certains esprits malveillants autour de la question de diplôme pour devenir Président de la Rpublique, n'a aucun sens. Je connais de grands hommes d'Etat à travers le monde qui ont été de très bons gestionnaires alors que ce n'était que de brillants autodidactes. Je pense à l'ancien Premier Ministre Français Bérégovoy, à l'ancien Président Polonais Lech Walessa qui de simple ouvrier qualifié aux chantiers navals de Gdansk, est devenu, à la tête du Syndicat Solidarnosc, Président de la République…

 

J'entends ici et là des gens évoquer des critères de diplôme de licence ou de doctorat pour devenir Président de la République. Tant qu'ils y sont, ils feraient mieux de faire de tous les Docteurs en sciences des Présidents de la République et de tous les Présidents de la République, des Docteurs en sciences. Ce qui est une aberration.

 

Joseph KABILA : chef militaire 

 

Lors de sa formation militaire de base en Tanzanie, Joseph Kabila se distingue par son aptitude au commandement et par ses qualités morales d'officier et de meneur d'hommes.

 

C'est ainsi que M'Zee lui confie en 1996 et malgré son jeune âge, la direction des opérations sur l'axe Kisangani.

 

Les succès qu'il remporte lors de ses premiers commandements notamment à Kisangani et sur l'axe Lubumbashi suscitent l'admiration de ses collègues officiers et surtout celle de son père M'Zee Laurent-Désiré Kabila qui n'hésite plus à lui confier des charges plus lourdes.

 

Le 16 mai 1997, Joseph Kabila à la tête des troupes de libération de l'Afdl, entre triomphalement dans la Ville de Kinshasa. 

 

Son sens élevé du devoir d'officier, ses qualités d'organisateur et son amour pour la patrie et le travail bien fait, amènent M'Zee à nommer Joseph Kabila Chef d'Etat-Major Général Adjoint des FAC en 1997 puis Chef d'État-major Général, en remplacement du Général Kifwa en 1998. 

 

Soucieux de parfaire ses études militaires, Joseph Kabila est envoyé en Chine pour y suivre, à l'Université de la Défense de Pékin, les cours de hautes stratégies et de commandement des opérations interarmées.

 

Revenu au pays en pleine guerre, Joseph Kabila est nommé Général-Major et Commandant de la Force Terrestre, fonction qu'il assumera jusqu'au 16 janvier 2001. Pendant la guerre, Joseph Kabila est de tous les fronts : Aéroport de N'djili, Mbandaka et l'Equateur, Mbuji-Mayi, Kabinda et le Kasaï-Oriental, Pweto et le Katanga… sans compter la résistance à l'Est qu'il soutient discrètement mais efficacement.

 

Il est partout à la fois, Il planifie tout et contrôle tout. Il est aimé par ses collègues Officiers et surtout par la troupe sur laquelle il porte une attention particulière.

Il suit d'une manière minutieuse les aspects militaires de l'accord de Lusaka, ceux des Accords de Pretoria et de Luanda signés respectivement avec le Rwanda et l'Ouganda ainsi que ceux du Dialogue Inter congolais.

Pour ce faire, il fait singulièrement confiance à un brillant Officier, le Général Didier Etumba qui, se confiant un jour à moi, dira : « Vital, le Chef m'épate chaque jour ; ses schémas pour la résolution des grandes questions militaires de différents processus sont d'une pertinence et d'une inspiration prodigieuses… »

Je me souviens, et avec moi, les Généraux Kalume et Munene, qui à Lusaka, lors de la première réunion de la Commission Militaire Mixte instituée par l'Accord de Lusaka, il avait été demandé au Général Didier Etumba d'esquisser un plan de déploiement de la MONUC en République Démocratique du Congo.

Bien que néophyte dans les matières militaires, je me rappelle encore très bien des observations pertinentes faites par le Général Joseph Kabila, appuyées par le Général Kalume, dans une chambre au 3è étage de l'Hôtel Intercontinental de Lusaka.

Je me souviens enfin que ce plan, présenté concurremment avec ceux des Rwandais et des Ougandais, aux premiers experts de l'ONU (Un Colonel Français, un Colonel Britannique et un Colonel américain), avait été jugé meilleur et retenu quasiment sans modification. La Carte militaire dressée à cet effet par le Général Didier Etumba, avait été demandée par ces trois experts de l'ONU, qui la prirent avec eux

S/é: Vital Kamerhe

Extrait de son livre : "Pourquoi j'ai choisi Joseph Kabila"
où il parle des études du Président.

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