Les accords de Lemera ...

LES FAMEUX ACCORDS DE LEMERA

 

Parmi les internautes sur ce site, quelqu’un avait cherché à savoir si les accords de Lemera avaient réellement existé. Nous avions retrouvé dans nos archives ces quelques articles que nous mettons à votre disposition pour vous aider à mieux appréhender la situation actuelle.

 

Leurs signataires ne pouvaient les publier car trop compromettants.

 

En voici un extrait pour lequel l’éditeur responsable du journal Umoja avait été arrêté neuf jours durant pour les avoir republiés car le pouvoir de Kinshasa avait toujours nié leur existence.

 

Les fameux accords de Lemera lesquels ont consacré la naissance de l’alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo, mouvement dont l’appellation AFDL a été calquée sur l’AFDLA qui n’est autre chose que l’alliance des forces démocratiques pour la libération totale de l’Afrique ; à cet effet ; après plusieurs recherches, nous sommes tombés sur l’ouvrage de Claudia Mc Elroy, productrice de télévision pour la chaine SKY TV à Londres.

 

Cette œuvre intitulée In search of the power (c'est-à-dire à la recherche du pouvoir) cite uniquement 8 premiers articles pour illustrer l’irresponsabilité des mouvements rebelles africains.

 

Accords de Lemera signés le 23/10/1996 par les camarades fondateurs de l’AFDL (NDLR : il s’agit de LDK du PRP, parti de la révolution populaire.

 

André Ngandu Kisase du MNC/L-CNRD, mouvement national congolais/Lumumba-conseil national de résistance pour la démocratie.

 

Anselme Masasu du MRLZ, mouvement révolutionnaire pour la libération du Zaïre.

 

Déogratias Bugera de l’ADP, alliance démocratique des peuples.

 

Bizima Karaha qui les a approuvés).

 

Art.1

.Il est crée, en ce jour du 23/10/1996 à l’hôtel Lemera, une alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo qui sera soutenue militairement par les forces combattantes de l’AFDLA.

 

Art.2

. Le sol et le sous sol congolais appartiennent à l’alliance.

 

Art.3

. L’alliance devra demeurer une institution de l’Etat canalisatrice de l’idéologie de libération.

 

Art.4

. Prêchant le panafricanisme, l’alliance s’engage à céder 300 km aux frontières congolaises, à l’intérieur du pays, pour sécuriser ses voisins ougandais, rwandais et burundais contre l’insurrection rebelle.

 

Art.5

. Dès que l’alliance aura gagné la victoire, une rétribution spéciale sera allouée aux alliés. Sa détermination est de la compétence de l’instance supérieure de l’alliance.

 

Art.6

. Tous les politiciens des années 1960 en RDC et ceux ayant collaboré avec le régime de Mobutu seront mis en retraite politique.

 

Art.7

. La nationalité congolaise sera accordée collectivement aux camarades Banyamulenge et aux autres populations d’origine rwandaise établies au pays avant la date de l’indépendance de notre pays (le 30/06/1960).

 

Art.8

. L’anglais et le swahili devront concurrencer le français dans l’espace linguistique de notre pays.

 

A la lumière de ces 8 articles, l’on peut déjà lier la situation vécue sur le terrain avec certains faits. Une fois à la tête du pays, le président LDK a-t-il réalisé que la RDC appartient aux congolais et non à l’alliance ?

 

En tout cas, il n’a pas hésité à dénoncer ces accords en taxant cette fameuse alliance qui s’était si insidieusement attribuée la propriété du pays de <<CONGLOMERAT D’AVENTURIERS>>. L’actuelle guerre ne s’explique-t-elle pas par le fait de cette dénonciation (AVEC LE RENVOI DES RWANDAIS) et par le fait aussi que certains membres du conglomérat d’aventuriers sont revenus à leur état naturel, celui des aventuriers ?

 

Toujours est-il que, comme nous l’avons annoncé ci-haut, l’ouvrage de Mc Elroy en ne reprenant que 8 articles des dits accords avait plus en vue l’idée d’illustrer l’irresponsabilité dans la prise des décisions par des mouvements de libération en Afrique.

 

Le livre est publié aux éditions Penguin à Londres, l’an 1999.

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