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L'euthanasie : Pour ou Contre ? ...

 

IX. CONCLUSION
(Gerry Boulet, Marjot, les yeux du cœur)
 
 

 

Les trois grâces qui sont une contre la mort donnée
L’euthanasie existe depuis des siècles, d’illustres médecins en ont fait usage sur les personnes qui étaient en situation d’invalidité physique et de perte d'autonomie physiologique. "Bernard Kouchner", le célèbre docteur français et ancien ministre de l’ère Mitterrand (et Sarkozy, ce texte ne le mentionne pas pace qu'il est écrit avant ce deuxième mandat) l’aurait appliquée. Il s'agirait des soldats probablement des américains blessés au Vietnam, ce n'est pas sûr parce que je ne sais pas si il y a séjourné dans les années '60, mais les on dit en rapporte par le fait que ce médecin aurait avoué avoir donné la mort aux blessés de guerre dans un de ses livres. Pour le Nigéria, on peut également supposer qu'il a pratiqué cela sur les victimes de la guerre du Biafra comme semble le témoigner plusieurs récits concordants. L’euthanasie en tant que questionnement philosophique, n’a pas besoin d’être portée l’appréciation des cours de justice. La liberté doit guider la conscience de ceux qui la réclament, mais les exécuteurs de fin de vie doivent être tenus loin d’eux, car la plupart de ces agents suggèrent, par appât du gain, la mort aux infortunés.

La philosophie n’a pas la vocation de se prononcer par un "OUI" ou par un "NON" pour contraindre la conscience acquise au droit d'exécuter la volonté d'un geste funeste contraire à la vie, elle doit se limiter dans l’intervalle de la réflexion qu’elle suscite et demeurer neutre dans un débat qui tente d’arracher son adhésion pour servir de caution aux juristes, aux médecins et aux vendeurs de la bonne mort en marketing libre sur la place publique. L’euthanasie ne gratifie pas le candidat à la mort et encore moins ne lui rend la vie. L'euthanasie arrête la vie contre sa durée, contre son âge et contre son gré en tuant l’élan vital dans son métabolisme. À propos de cette vie demandée par l’euthanasie, deux grands philosophes européens du XX ième siècle plaident pour que la vie ne soit pas seulement réduite uniquement à une réalité de perception qui en fait un processus physico-chimique dans du métabolisme du corps servant à réguler l’existence d’un organisme.

"Michel Foucault et Canguilhem, ont une tendance considérer que le concept scientifique de vie, représentatif d’un objet d’étude spécifique, surgit de l’histoire des idées du XXI ième siècle, époque o Lamarck et Treviranus utilisent le néologisme «biologie»; ce concept pourrait connaître son déclin dans la perspective du réductionnisme contemporain soutenu par le succès de la biologie moléculaire." Source : Tiré de l’Encyclopédie philosophique universelle. Dictionnaire des Notions philosophiques # 2, Presse Universitaire de France, 1989.

 

Rien ne certifie qu’en euthanasiant, la souffrance est révoquée du mourant, tout ce qu’elle accomplit c’est un désordre dans l’univers de l’avant-vie et de l’après-vie. L’euthanasie par sa témérité coupe la communication de l’être avec ses relais immatériels qui ont cousu sa vie à son essence avec les fils inorganiques de la pré-existence. Cette projective de mettre fin à la vie à consommer la mort de l'être est une agression au mécanisme générateur de la vie qui se manifeste dans la forme vivante comme la conséquence du germe initial d’un cosmogénèse échappant à toute gestion du monde matérielle et kinesthésique. Ce raisonnement explique pourquoi ce stylo se refuse de cautionner toute tentative de prise de position dans le débat "Pour et le Contre" quand bien même la posture de la réflexion de l'écrivain penche contre une mort donnée par une main qui ne l'a pas crée et qui ne peut pas la restaurer une fois tuée.

Pour mieux montrer l'irréparable que l'on commet et la témérité du geste qu'aucune licence naturelle du droit ne cautionne, c'Est dans un texte ancien que l'approche du respect de la vie se trouve consignée et il n'y a pas lieu de dire que c'est un point de vue inspiré par un dogme. En effet, il s'invite dans les lignes finales la fable de Jean-de-la-Fontaine un texte qui prouve que la mort n'est jamais une hôte amicale quand elle est là :

Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gémissant et courbé marchait à pas pesants,
Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos.
Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
Le créancier, et la corvée
Lui font d'un malheureux la peinture achevée.
Il appelle la mort, elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu'il faut faire
C'est, dit-il, afin de m'aider
A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.
Le trépas vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d'où nous sommes.
Plutôt souffrir que mourir,
C'est la devise des hommes.
Source : Jean-de la Fontaine

En clair, il faut opposer à la raison pure la raison pratique. La mort il faut la laisser venir, c’est son droit de surgir inopinément que de se précipiter à lui enlever ses prérogatives insondables. Personne ne peut la prévoir quand ce n'est pas l'agonie et même là, il y a des mourants qui vivent plus de trente sans arrêter d'exister. Les demandes pour amener vite à la mort ces parents sont en croissante demande. Une existence qui convoque le trépas tue le rituel du deuil et le cérémonial de fin de vie. Il faut bien que le lecteur s'aperçoive que cette réflexion ne condamne pas l'acharnement thérapeutique, mais elle s'objecte contre l'initiative extérieure au sujet pour plaider en faveur de sa fin de vie, car certains malades sont amenés à cette l'alternative à cause de la pression de leurs proches ou de certains agents oeuvrant dans l'industrie de la mort donnée. Cela dit, on ne peut tuer que ce que l’on peut refaire, c’est le conseil du vieux Médouze, ce noir sage qui conseil la jeunesse dans "Rue case nègre".

Toutefois, ce qui persiste, c'est le fait que l'euthanasie commence à entrer dans les coutumes, et quand bien même on défendrait ceux qui souhaite avoir une mort dite "digne", la presse, les médecins et les intervenants sociaux, quels que furent la légitimité de leurs argumentations, ils plaident au bout du compte que l'euthanasie soit légalisée, c'est la démarche finale qui en ressort, on peut le lire dans ces paragraphes :

 

  1. En fixant un cadre légal strict, la loi garantirait le choix éthique non seulement de ceux qui estiment avoir le droit de disposer de leur vie mais aussi de ceux qui, pour des raisons hautement honorables, considèrent que leur vie ne leur appartient pas et souhaitent qu’elle suive son cours jusqu’à son terme naturel. Il n’est pas légitime que l’un de ces choix ne soit possible que dans la clandestinité. L’expérience aux Pays-Bas de vingt années de dépénalisation conditionnelle de facto de l’euthanasie, menée avec une rigueur exemplaire jusqu’à aboutir à sa légalisation récente, a démontré à la fois les effets positifs d’une telle dépénalisation sur les attitudes médicales et les limites réelles qu’une société démocratique peut déployer face aux risques de dérives " eugéniques " ou " économiques " exprimées par certains. La reconnaissance d’une souveraineté de l’homme sur sa vie est à la base de l’esprit humaniste qui anime nos universités. Elle implique que soit reconnue la possibilité dans certaines situations de souffrance et de déchéance d’obtenir du médecin le geste ultime et fraternel qui permet d’anticiper la mort. Nous plaidons fermement pour que la dépénalisation de ce geste lui donne droit de cité et assure, sans rien imposer à personne, le respect du pluralisme éthique qui existe au sein de notre société en particulier dans les attitudes concernant la vie et la mort. Source : La prise de position des Universités de Bruxelles, en Belgique, lors des débats parlementaires houleux qui ont abouti à la dépénalisation de l'euthanasie dans ce pays http://www.admd.be/Actualites2.html,
  2. Les affaires Marielle Houle, Robert Latimer et Sue Rodriguez démontrent combien il est difficile pour la justice d'avoir réponse à de semblables situations. Pour maintenir le respect de la primauté du droit, il faut combler ce fossé entre la loi et la pratique. La réalité est toute autre par rapport aux différentes époques de rédaction du Code criminel. Si le Parlement n'agit pas, les lois seront de plus en plus contestées et, comme nous l'avons vu, les jurés et les juges hésitent de plus en plus à les sanctionner. La loi risque de devenir une coquille vide. Le fait que quelques pays européens aient adopté une législation favorable à l'euthanasie, nous oblige à confronter le droit et la réalité. Les lois adoptées dans ces pays donnent totale liberté de conscience au personnel soignant et la demande d'un patient n'oblige personne à participer à sa décision. La société a décriminalisé le suicide par souci de respect du choix de l'individu. Au Canada, nous devons également respecter ce choix sur sa propre vie et sur sa mort. Les soins palliatifs ne parviennent pas toujours à soulager les souffrances intolérables et, très souvent, la dignité du malade en est atteinte. Les risques de dérapage sont à craindre si l'euthanasie n'est pas encadrée avec rigueur. En légiférant sur l'euthanasie et l'aide au suicide, le Parlement pourrait mieux protéger les personnes vulnérables susceptibles de les réclamer pour elles-mêmes.Source : Sarto Blouin, Docteur en droit, MBA, D.E.Sp. (Droit commercial), D.D.N. http://fondhum.org/textes/droit-mort-digne.html
Vision idéale de finalité d'une vie
(Elvira Madigan)
Ceci suffit faire valoir l’argument, mon point de vue, de non-adhésion aux opinions de pour ou contre l’euthanasie. Ce n’est pas le désaveu de la philosophie de la mort donnée artificiellement qui me situe du côté de l’échiquier de ceux qui sont contre, mon attitude est une retenue intrapersonnelle par rapport à ma morale et mon éthique sur le sujet et sur la vie que l'on décide d'ôter d'un corps humain avec le pouvoir de la rationalité. La dynamique de la démocratie et de la liberté interdit toute inféodation aux causes qui décident de ce que les autres font de leur vie volontairement ou par suggestion. On ne peut pas dire mieux, l'euthanasie est cousine à la peine de mort et au suicide, il est difficile de déterminer leurs points de démarcation quand on n'est pas un avocat, un médecin, un juge, philosophe, voire un théologien. La sagesse à conseiller dans le "Pour" et le "Contre" l'euthanasie, c'est faire la promotion de la vie contre toute éventualité alignée et laisser à ceux qui peuvent, le cas échéant délibérer en dehors des enjeux gratifiants.
 
Et pourquoi, posons-nous la question, les intervenants sur cette question se veulent sélectifs en ignorant les opinions conservatrices des piliers culturels de la société telle qu'elle est fondée à l'origine. Sur ce ton, j'ai voulu retenir une réflexion de Monseigneur Marc Ouellet quand il était installé comme Archevêque et Prima de l'Amérique du Nord, le hasard a fait qu'il a abordé un problème collatéral à ce débat. Pour être démocratique, un débat se doit de ne pas repousser une façade culturelle de sa société. Ce que l'on vit aujourd'hui en Occident est horrifiant, depuis la lois de 1905, sur la laïcité en France, le religieux qui fait corps avec la civilisation française n'est plus admise dans les discussions sociales. Cette attitude a pris une telle épaisseur qu'évoquer le religieux devient un tabou à une discussion des gens bien censées, parce que c'est être dans l'obscurantisme. Écoutons Mgr Marc Ouellet sur la question du suicide et tout ce qui peut entrer dans la généralité des questions à débat public :
 
« Le Québec languit loin des valeurs qui ont fait la force et la gloire de ses aïeux, sa juste volonté de survivance culturelle se heurte dramatiquement à son taux infime de natalité et au suicide catastrophique de ses adolescents. Ces suicides incompréhensibles nous déchirent et nous alarment sur la situation des familles et de valeurs qui devraient donner sens à leur vie. Ne sont-ils pas le signe de l’appauvrissement le plus grave qui frappe la société québécoise, l’oubli de son héritage spirituel ?... » Source : Monseigneur Marc Ouellet, le 26 janvier 2003, Québec.
 
Ce débat devient un combat de tranché parce qu'en Occident on ne veut plus discuter avec le concours des valeurs sources de la civilisation judéo-chrétienne à la base de son développement. Tous les intervenants sur cette question sont pour la plupart des laïcs et on refuse à tout prix d'écouter un avis religieux relevant des adresses culturelles de l'histoire occidentale. Partant, toutes les orientations de discussions sur l'euthanasie et même sur d'autres questions en rapport avec le système de valeurs occidentales qui embrassent le côté pastoral sont répudiées. Et dans l'extension de l'étalement de cette discussion, ailleurs dans le Tiers-Monde, le modérateur qui s'impose, c'est l'Occident. Comment dans ces conditions-là peut-on arriver à une délibération non-engagée par des présupposés et des à priori qui révoquent les autres tendances réflexives. Y a-t-il un mal à aborder cette problématique avec des avis chinois, arabes, indous, africains, tetela et prendre convention de demander à l'Europe de l'Ouest et l'Amérique du Nord à être à l'écoute d'une autre tonalité de commentaire dans le "Pour ou contre l'euthanasie". En toute objectivité, avant même la discussion, cette expectative n'est pas facile à rendre évident dans les circonstances du genre, l'Occident revendique la sagesse et l'arbitrage sans neutralité dans le débat.
 
PS : Le professeur Aubin Deckeyser a eu plusieurs étudiants illustres dont les plus en vue sont le Ministre canadien actuel des Affaires Étrangères, Monsieur Lawrence Canon, Monsieur Rhéal Ménard, Porte-parole du Bloc québécois pour les questions touchant la Justice et le Procureur général du Canada et sans doute, leader en chambre du Bloc Québécois (Parti de l'opposition) à Ottawa, au Parlement canadien. Ces deux personnalités précitées ont été tous collègue de Djamba Yohé dans l'auditoire de Deckeyser. À eux s'ajoutent d'autres personnalités qui se conjuguent à l'indicatif présent. Aujourd'hui, 27 décembre 2010 totalise deux années depuis que Monsieur Aubin Deckeyser a quitté le monde. Il est enterré à Ottawa au cimetière de l'Espoir.
 
NB : Monsieur Rhéal Ménard est aujourd'hui Maire d'un arrondissement de Montréal et Lawrence Canon n'est plus Ministre des Affaires étrangères à la suite d'avoir manqué d'être élu. Dans le système anglo-saxon, est Ministre seul celui qui a le mandat de la Députation lui permettant de siéger à la Chambre des Communes, le Parlement.
 
Djamba Yohé,
Gaston-Marie F.
Le Congolais de l'Atlantique Nord,
Ottawa, le 20 décembre 2010,
Canada.

 

 

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